Comparer le prix d’un logement à partir d’annonces ne donne qu’une partie du tableau : les montants affichés ne sont pas nécessairement ceux payés lors de la vente. Pour retrouver des transactions immobilières réellement enregistrées, la base de données DVF — « Demandes de valeurs foncières » — met gratuitement à disposition des informations issues des actes notariés et des données cadastrales. Elle est publiée par la Direction générale des finances publiques sur les services de l’État, notamment gouv.fr et data.gouv.fr.
Des outils comme Immo Data rendent ces données immobilières plus simples à explorer en les présentant sur une carte et en proposant des filtres. L’accès gratuit permet de repérer des ventes proches, de comparer des biens similaires ou de préparer une visite, sans transformer pour autant une transaction passée en estimation garantie. Camille, qui cherche une maison près de son lieu de travail, peut ainsi confronter les annonces aux prix effectivement observés dans le secteur. Reste à vérifier la nature du bien, la date de vente et les limites de couverture : un prix au mètre carré isolé ne raconte pas toute l’histoire.
En bref : accéder gratuitement aux données DVF
- La DVF recense les ventes immobilières des cinq dernières années, à partir d’informations cadastrales et d’actes notariés.
- Immo Data facilite la consultation sur une carte, tandis que les fichiers officiels sont accessibles en open data sur les services publics.
- Les données sont mises à jour deux fois par an, en avril et en octobre, et peuvent être complétées lors des actualisations.
- La DVF ne couvre pas Mayotte, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin ni la Moselle.
- Les montants constatés ne constituent pas une estimation certaine : il faut comparer des biens proches et de caractéristiques semblables.
DVF : quelles données immobilières sont accessibles gratuitement ?
La base « Demandes de valeurs foncières » recense les mutations immobilières intervenues sur les cinq dernières années couvertes par les fichiers. Une mutation désigne ici un transfert de propriété, par exemple une vente. Les informations proviennent des actes notariés et des éléments cadastraux publiés par la DGFiP.
La DVF est un dispositif d’open data immobilier : chacun peut consulter et réutiliser les données, sous réserve de respecter les conditions d’utilisation. Ces règles interdisent notamment de chercher à réidentifier les personnes concernées, même indirectement, ou de faire indexer les données par des moteurs de recherche externes. La transparence porte sur les transactions, pas sur l’identité des acheteurs ou des vendeurs.
La couverture géographique comporte des exceptions importantes. Les fichiers ne comprennent pas les ventes du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, de la Moselle ni de Mayotte. Pour Camille, qui étudie une maison en dehors de ces territoires, la DVF peut donner un premier repère sur les ventes passées ; elle ne remplace ni une visite ni l’analyse des caractéristiques propres au logement.
Immo Data ou gouv.fr : deux façons de consulter les ventes
Immo Data propose une lecture cartographique des ventes DVF et des filtres pour isoler les transactions pertinentes. Cette présentation est pratique pour examiner un quartier, explorer les ventes autour d’une adresse ou comparer plusieurs secteurs sans manipuler directement un fichier brut. Les informations affichées restent celles de la source : l’outil facilite la recherche, mais ne garantit pas que deux biens soient parfaitement comparables.
Les données officielles sont également consultables sur la page du jeu de données DVF sur data.gouv.fr. Selon le besoin, il est possible de privilégier une carte pour une première exploration, puis de vérifier la documentation et les fichiers de la DGFiP. Cette démarche aide à distinguer le prix payé lors d’une vente du prix demandé dans une annonce.
| Solution | À quoi elle sert | Point à retenir |
|---|---|---|
| Immo Data | Explorer les ventes sur une carte et utiliser des filtres. | La visualisation simplifie la recherche, mais les transactions doivent être interprétées avec prudence. |
| data.gouv.fr et les fichiers DVF | Accéder à la source publique et à ses documents explicatifs. | Les fichiers bruts sont volumineux et demandent parfois un logiciel adapté. |
| DVF+ open-data | Consulter des données foncières géolocalisées dans un format pensé pour l’observation. | Cette ressource est proposée par la DGALN et le Cerema. |
Pour une recherche locale, Camille peut par exemple examiner plusieurs ventes proches avant de visiter une maison à vendre à Urt. Le bon réflexe consiste à rapprocher des logements comparables par leur emplacement, leur surface et leur type, plutôt qu’à retenir un chiffre unique.
Comment consulter les fichiers DVF officiels ?
Les fichiers sont proposés par millésime au format texte, avec le séparateur « | ». Leur taille peut être importante : un éditeur comme Notepad++ permet de les ouvrir, tandis qu’un tableur tel qu’Excel ou Calc peut les importer en précisant le séparateur. Une notice explicative, les conditions générales d’utilisation et un document destiné aux acquéreurs accompagnent les données.
Pour éviter de se perdre dans un fichier volumineux, mieux vaut commencer par définir une commune ou une adresse, puis isoler les ventes utiles à la comparaison. Dans un tableur, l’importation doit conserver correctement les colonnes : une séparation mal paramétrée peut rendre les informations difficiles à lire. La carte d’Immo Data constitue alors une première étape ; le fichier officiel permet de revenir aux données et à leur documentation.
- Définissez le secteur et le type de bien à étudier, par exemple une maison dans une commune précise.
- Consultez la carte ou téléchargez le millésime DVF correspondant à la période recherchée.
- Comparez des ventes proches et similaires, en tenant compte de la date et des caractéristiques connues.
- Relisez la notice et les conditions d’utilisation avant toute réutilisation des informations.
Les mises à jour sont semestrielles, en avril et en octobre. À chaque publication, les nouveaux fichiers remplacent les précédents ; des transactions peuvent aussi être ajoutées à plusieurs millésimes, selon leur date de mutation. La mise à jour signalée au 12 octobre 2026 illustre l’importance de vérifier la date du fichier consulté plutôt que de supposer que les résultats sont figés.
Lire les prix DVF sans confondre vente passée et estimation
La DVF renseigne un montant de transaction, mais celui-ci ne suffit pas à établir le prix immobilier actuel d’un logement. Deux maisons voisines peuvent différer par leur état, leur terrain, leurs dépendances ou leur configuration. Le prix au mètre carré, lorsqu’il est calculé ou affiché par un service, doit donc être considéré comme un indicateur de comparaison et non comme une valeur certaine.
Une vente peut également concerner plusieurs biens ou parcelles. Avant de tirer une conclusion, il faut vérifier ce que décrit la ligne consultée et la rapprocher d’autres transactions comparables. Une vente ancienne, par exemple, ne reflète pas nécessairement les conditions du marché au moment où une annonce est publiée.
La base peut aussi servir à préparer les démarches liées à une opération immobilière. Pour un rachat de part après une séparation, comparer les ventes du secteur fournit un contexte utile, mais ne remplace pas les formalités et calculs propres au dossier. Les repères sur les frais de notaire lors d’un rachat de soulte permettent d’examiner un autre volet de l’opération, à traiter séparément de la valeur des transactions DVF.
Conditions d’utilisation et limites de la base DVF
La publication de la DVF répond à un objectif de transparence des marchés fonciers et immobiliers. Elle s’accompagne toutefois de règles de réutilisation, notamment celles prévues par l’article R112 A-3 du Livre des procédures fiscales : les données ne doivent pas permettre de retrouver l’identité des personnes concernées, ni être indexées par des moteurs de recherche externes.
Les fichiers bruts demandent par ailleurs un minimum de prudence technique. Ils sont volumineux, mis à jour périodiquement et susceptibles d’évoluer lorsque de nouvelles transactions sont intégrées. Pour une erreur repérée ou une demande d’information, la DGFiP indique l’adresse suivante : dvf[at]dgfip.finances.gouv.fr, à saisir en remplaçant « [at] » par « @ ».
Le meilleur usage de la DVF consiste à en faire un point de départ documenté : repérer des ventes, vérifier leur contexte, puis compléter avec des informations sur le logement et le marché local. C’est cette méthode qui transforme des données ouvertes en repères réellement utiles.
Questions fréquentes sur Immo Data et les données DVF
L’accès aux données DVF est-il gratuit ?
Oui. Les données publiques sont accessibles gratuitement sur les services de l’État, notamment data.gouv.fr. Des outils comme Immo Data facilitent leur consultation sur une carte.
Quelle période la base de données DVF couvre-t-elle ?
Elle porte sur les transactions immobilières des cinq dernières années couvertes par les fichiers disponibles. Les données sont actualisées deux fois par an, en avril et en octobre, et certains millésimes peuvent être complétés lors d’une mise à jour.
Pourquoi une vente n’apparaît-elle pas dans la DVF ?
La base ne couvre pas Mayotte, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin ni la Moselle. Une transaction peut aussi ne pas être présente dans le fichier consulté, notamment si celui-ci n’intègre pas encore les dernières données disponibles.
Le prix DVF donne-t-il la valeur exacte d’un logement ?
Non. Il correspond à une transaction passée et sert de repère. L’état du bien, sa surface, son terrain, ses annexes, son emplacement et la date de vente influencent la comparaison.
Peut-on identifier les acheteurs ou les vendeurs avec la DVF ?
La réutilisation ne doit pas permettre de réidentifier les personnes, même indirectement. Les conditions d’utilisation interdisent également l’indexation des données par des moteurs de recherche externes.









